Ricardo Reategui - Diciembre, 2025 5 min

Plongée dans les coulisses d’un tournage exceptionnel - Échappées Belles 2025

equipe bo travail

Générique officiel


Titre : Échappées Belles – Pérou, l’héritage inca
Durée : 90 minutes — Saison 20 (inédit)
Diffusion : Samedi 29 novembre 2025 à 21h05 sur France 5
Production : Bo Travail ! avec la participation de France Télévisions
Réalisation : Erwann Loussot
Présentation : Sophie Jovillard
Journaliste Reporter d’Images : Sylvain Pierron
Cadreurs : Quentin Frichitthavong, Romain Pullido
Drone & Son : Yann Manier
Coordination Pérou : Pukupuku Travel
Fixer – Coordination générale : Ricardo Reátegui
Partenaires locaux, guides et experts :
– Oscar Willca (Q’eswachaka)
– Siwar Qente (Qoya du Inti Raymi)
– Manuel Choque (agriculteur et spécialiste de la pomme de terre)
– Rufino Turpo (prêtre andin)
– Lixayda Vásquez (alpiniste)
– Équipes de conservation de Machu Picchu
– Communautés de Q’ewe, Huinchiri, Chaupibanda et Ccollana Quehue

I. Un projet éditorial ambitieux

Pour cette nouvelle saison, Échappées Belles a choisi de consacrer un épisode entier au Pérou et à l’héritage inca, un thème où se mêlent culture vivante, paysages monumentaux et traditions millénaires.
Bo Travail avait un objectif clair : montrer un Pérou authentique, contemporain, multiple, loin des clichés touristiques.

Six mois de préparation ont été nécessaires pour orchestrer :

  • autorisations officielles dans sites archéologiques et zones protégées,

  • logistique en haute altitude,

  • coordination avec communautés, agriculteurs, artisans et autorités locales,

  • accès à des zones de culture vivante souvent invisibles aux caméras,

  • préparation des séquences liées à l’Inti Raymi, événement majeur de Cusco.

Le rôle de coordination sur place a été assuré en continu par Pukupuku Travel, en soutien des équipes techniques et éditoriales.

II. Sophie Jovillard : une rencontre intime avec la culture inca

Au cœur de cet épisode, la présence de Sophie Jovillard donne une tonalité profondément humaine.
Son approche sensible permet de créer un lien réel avec les personnes rencontrées :

  • guides de haute montagne,

  • prêtres andins,

  • agriculteurs aux savoirs ancestraux,

  • artisans, musiciens, restaurateurs de patrimoine.

Son immersion commence naturellement à Cuzco, capitale historique de l’Empire inca — “le nombril du monde” en quechua.

sophie et ricardo

III. Les lieux clés du tournage

1. Quillabamba – Nouvelle génération du café péruvien

L’équipe de Bo Travail s’est rendue dans la vallée chaude de Quillabamba, après la traversée spectaculaire de l’abra Málaga (4300 m).
Ici, de jeunes producteurs réinventent le café de spécialité et offrent un regard neuf sur l’agriculture andino-amazonienne.

tournage quillabamba

2. Waqrapukara – La citadelle suspendue

Filmer Waqrapukara représente un défi technique et physique :
un site isolé, souvent enveloppé de brume, accessible après une longue marche d’altitude.
Les équipes ont capté l’atmosphère mystique de cette forteresse en équilibre entre ciel et roche.

wakrapukara visitants

3. Q’eswachaka – Le dernier pont inca vivant

Pendant quatre jours, les caméras ont suivi la reconstruction traditionnelle du pont de Q’eswachaka, tissé d’ichu par plusieurs communautés.
Grâce à la coopération étroite des habitants et au soutien logistique sur place, Bo Travail a pu documenter :

• le tressage collectif,
• les rituels de protection et de remerciement,
• la mise en tension du pont,
• la renaissance annuelle de cet ouvrage unique.

4. Machu Picchu – Le sanctuaire avant l’arrivée des visiteurs

L’un des temps forts de l’épisode : dévoiler le travail discret et essentiel des archéologues, biólogos et gardiens du sanctuaire.
Avant l’arrivée quotidienne des 4300 visiteurs, une véritable armée de spécialistes veille à la préservation de ce site emblématique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

machupicchu tournage

5. Sky Lodge & Star Lodge – Le défi de filmer au-dessus du vide

Les capsules suspendues du Valle Sagrado ont offert à l’équipe un terrain privilégié pour des images spectaculaires.
L’organisation technique — drones, sécurité, météo — fut minutieuse et collaborative.

6. Arequipa – La ville blanche et son patrimoine vivant

À Arequipa, l’équipe a mis en lumière les ruelles de sillar blanc, les marchés traditionnels et, au Convento Santa Catalina, le travail remarquable de conservation et de restauration patrimoniale.

7. Maras : les salines suspendues aux montagnes

Parmi les merveilles de la Vallée Sacrée, les salines de Maras occupent une place unique.
Accrochés à flanc de montagne, plus de 3 000 bassins forment un paysage géométrique spectaculaire, où l’eau salée d’une source chaude souterraine s’évapore lentement pour laisser apparaître un sel précieux, récolté depuis l’époque pré-inca.

Chaque bassin appartient à une famille, qui perpétue une tradition millénaire :
•récolter la fleur de sel, blanche et fine,
•puis le sel rose, riche en minéraux et en fer,
•tout cela grâce à un ingénieux système de canalisations qui distribue l’eau à travers la montagne.

Ici, tout est fait à la main, sans machines, dans le silence lumineux de la vallée.
La vision des bassins scintillants, comme des miroirs posés sur les pentes, est l’un des spectacles les plus fascinants du Pérou.

IV. La gastronomie péruvienne : science, terroir et mémoire

Manuel Choque – 6400 variétés de pommes de terre

L’un des moments forts de l’épisode est la rencontre avec Manuel Choque, considéré comme le gardien de la biodiversité des tubercules andins.
Grâce à son savoir et à ses pratiques ancestrales, les équipes ont pu comprendre la profondeur agricole du Pérou.

Moray & MATER – Explorer la relation entre altitude et saveurs

À Moray, laboratoire agricole inca, Bo Travail a collaboré avec l’équipe de MATER, projet du chef Virgilio Martínez.
Une plongée dans la recherche scientifique, l’écologie et les terroirs d’altitude.

V. Rencontre avec un chaman : la connexion vivante avec la Pachamama

Au cœur des montagnes andines, là où le vent glisse entre les sommets et où les nuages semblent toucher la terre, j’ai vécu l’un des moments les plus forts de tout mon voyage : une véritable cérémonie avec un chaman andin, gardien des traditions ancestrales.

Dans un petit village proche de l’Ausangate, nous rencontrons Rofino, un paq’o (prêtre andin) issu d’une lignée qui protège depuis des générations les esprits des montagnes sacrées, les Apus. Son visage calme, sa voix douce et la précision de ses gestes imposent naturellement le respect.

Il nous invite à nous asseoir face à la montagne.
Le silence est presque total.
Seul résonne le bruissement des feuilles de coca entre ses doigts.

« Nous remercions la Pachamama pour la vie qu’elle nous offre », dit-il en déposant trois feuilles de coca dans nos mains.
« Une pour l’air, une pour la terre, une pour le monde souterrain. »

Chaque participant murmure une intention, un remerciement, une prière intime.
Puis, ensemble, nous offrons les feuilles à la terre.

Le chaman prépare ensuite une petite offrande composée de fleurs, de maïs, de coquillages et de laine colorée. Chaque élément représente un lien : la fertilité, la protection, l’abondance, la mémoire des ancêtres.
Il brûle l’offrande pour porter nos remerciements vers les esprits de la montagne.

À mesure que la fumée s’élève, une sensation étrange et profonde nous enveloppe :
un mélange de paix, de gratitude et d’énergie brute.

Rofino conclut :
« En tant qu’enfants de la Pachamama, nous avons une responsabilité : protéger la terre, aimer les plantes, respecter les animaux. Si nous prenons soin d’elle, elle prendra soin de nous. »

Cette cérémonie n’est pas un spectacle.
C’est un rituel vivant, transmis depuis des siècles, qui rappelle la relation sacrée entre les peuples andins et la nature.
Un moment d’une intensité rare, qui continue de vibrer longtemps après avoir quitté la montagne.

VI. Les personnalités péruviennes qui ont donné vie à l’épisode

L’épisode rend hommage à celles et ceux qui incarnent le Pérou d’aujourd’hui :

Siwar Qente, Qoya du Inti Raymi

Rufino Turpo, prêtre andin

Lixayda Vásquez, alpiniste

Oscar Willca, ingénieur du pont Q’eswachaka

Manuel Choque, agriculteur du Valle Sagrado

Communautés rurales et artisans de la vallée de Cuzco

Leur participation généreuse a façonné la dimension humaine et spirituelle du documentaire.

VII. Un tournage rendu possible grâce à une coopération étroite

Si les images et la narration portent la signature de Bo Travail et de France Télévisions, le projet s’est appuyé sur une coordination locale solide :

• planification générale,
• logistique en altitude,
• médiation culturelle,
• sécurité en montagne,
• dialogue avec communautés et institutions.

Une collaboration harmonieuse entre les équipes françaises et les acteurs locaux a permis d’ouvrir des espaces rarement accessibles à une production internationale.

VIII. Conclusion : un hommage à un Pérou multiple

« Échappées Belles – Pérou, l’héritage inca » offre un regard sensible sur un pays où :

• traditions et modernité coexistent,
• la Pachamama demeure centrale,
• le quechua continue d’être parlé par des millions de personnes,
• l’esprit communautaire tisse encore la vie quotidienne.

Grâce à la vision éditoriale de Bo Travail, au talent de Sophie Jovillard et au travail des équipes techniques, le Pérou apparaît dans toute sa profondeur :
un pays ancestral, jeune, créatif, vibrant et inaltérablement humain.

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